2026 – Un incontro straordinario tra ragazzi attraverso l’autoritratto

Nell’ambito delle attività interculturali con le scuole, oggi, venerdì 13 marzo 2026, abbiamo vissuto un’esperienza nuova, inedita: si sono incontrati in video call whatsapp i ragazzi delle classi II B e C della scuola media Costa di Pino Torinese, dell’Istituto Comprensivo di Cambiano, e i ragazzi delle medie e qualcuno del Liceo della scuola di Jangany, nel sud Madagascar.

Bello è stato vedere i ragazzi scambiarsi informazioni e parlare di sé attraverso il tema e lo strumento inedito del disegno, del proprio autoritratto. Non tutti i disegni erano completati, ma sono stati il frutto di un percorso di studio della propria persona, della propria identità, delle proprie caratteristiche.

I ragazzi si sono raccontati con emozione, con pudore e timidezza in alcuni casi… e anche con tenerezza: qualcuno ha detto “ah, ma sia che sei bella”, ci sono stati scambi di amicizia.

Il tempo è sempre poco per questi momenti, ma vissuti bene, tra agitazione, entusiasmo, apprezzamenti… I ragazzi di Pino Torinese sono rimasti meravigliati nel percepire che quelli di Jaganny si erano preparati tanto per l’incontro e sorpresi nel dover apprezzare e riconoscere che la capacità di disegnare dei ragazzi di Jangany non è assolutamente inferiore alla loro, e anzi.

Dans le cadre des activités interculturelles avec les écoles, aujourd’hui, vendredi 13 mars 2026, nous avons vécu une expérience nouvelle et inédite : les élèves des classes de 5e B et C du collège Costa de Pino Torinese, de l’Istituto Comprensivo de Cambiano, ont rencontré en appel vidéo WhatsApp les élèves du collège et quelques lycéens de l’école de Jangany, dans le sud de Madagascar.

Ce fut un beau moment de voir les élèves échanger des informations et parler d’eux-mêmes à travers le thème et le moyen inhabituel du dessin, en réalisant leur autoportrait. Tous les dessins n’étaient pas terminés, mais ils sont le fruit d’un parcours de réflexion sur soi-même, sur son identité et sur ses propres caractéristiques.

Les élèves se sont présentés avec émotion, parfois avec pudeur et timidité… et aussi avec beaucoup de tendresse : quelqu’un a dit « ah, mais tu es belle », et il y a eu de beaux échanges d’amitié.

Le temps est toujours trop court pour ces moments, mais ils ont été vécus intensément, entre agitation, enthousiasme et appréciations réciproques.
Les élèves de Pino Torinese ont été émerveillés de voir que ceux de Jangany s’étaient beaucoup préparés pour la rencontre, et surpris de devoir reconnaître que la capacité de dessiner des élèves de Jangany n’est absolument pas inférieure à la leur, bien au contraire.


I ragazzi si sono anche spiegati reciprocamente come sono stati realizzati: a Jangany non hanno uno specchio e mezzi per sviluppare l’autoritratto ma hanno utilizzato le fotografie. Anche questo è stato elemento di confronto scolastico.

Nell’occasione è stato bello sentir raccontare qualcosa della propria famiglia, di cosa vogliono fare da grandi… ognuno è stato liberamente spontaneo nel parlare di sé e dei propri interessi; desiderio e contentezza per l’incontro, emozioni del potersi vedere, si sono accompagnati a uno scambio di contenuti reali e concreti.

Les élèves se sont aussi expliqué mutuellement comment leurs dessins avaient été réalisés : à Jangany, ils n’ont pas de miroir ni les moyens nécessaires pour faire un autoportrait, et ils ont donc utilisé des photographies. Cela aussi a été un élément intéressant de comparaison dans le cadre scolaire.

À cette occasion, il a été beau d’entendre chacun raconter quelque chose de sa famille, de ce qu’il voudrait faire plus tard… Chacun a parlé librement de lui-même et de ses centres d’intérêt, avec spontanéité.
Le désir et la joie de cette rencontre, l’émotion de pouvoir se voir, se sont accompagnés d’un véritable échange de contenus réels et concrets.

Anche il prof. Luigi Castaldi, insegnante di Arte della Costa, era molto contento. Dobbiamo dire che il progetto è stato pensato da lui, unitamente agli insegnanti della scuola Patrick Tuninetti e Arianna Fiorentino, e ci ha lasciato inizialmente timorosi, con riserve sulla riuscita di un progetto simile che metteva in gioco un tema interculturalmente delicato come quello della identità, più centrata sull’io da noi mentre centrata sull’appartenenza familiare/collettiva nella tradizione malgascia. Un progetto mai realizzato prima che non pensavamo potesse riuscire così bene… i ragazzi hanno espresso il desiderio di ripetere il progetto artistico anche il prossimo anno. A Jangany faranno un lavoro con questi lavori.

L’esperienza – vissuta in lingue diverse – è stata possibile grazie alla traduzione dall’italiano al francese e viceversa curata dall’amica di Jangany, Chiara Papi, che ha sostenuto i contenuti e le emozioni dell’incontro e al prof. Damascene, che questa volta non ha dovuto tradurre dal malgascio al francese perché i ragazzi già parlavano francese, un francese che potrebbe essere definito scolastico di livello B.

Le professeur Luigi Castaldi, enseignant d’arts plastiques à l’école de la Costa, était lui aussi très satisfait. Nous devons dire que le projet a été conçu par lui, avec les enseignants Patrick Tuninetti et Arianna Fiorentino, et qu’au début il nous avait laissés un peu hésitants, avec quelques réserves quant à la réussite d’un projet de ce type, qui mettait en jeu un thème interculturel délicat comme celui de l’identité, plus centré sur l’individu chez nous, tandis que dans la tradition malgache il est davantage lié à l’appartenance familiale et collective.

C’était un projet jamais réalisé auparavant, et nous ne pensions pas qu’il pourrait aussi bien réussir… Les élèves ont même exprimé le désir de refaire ce projet artistique l’année prochaine. À Jangany, ils réaliseront un travail à partir de ces productions.

Cette expérience – vécue dans des langues différentes – a été possible grâce à la traduction de l’italien au français et du français à l’italien assurée par notre amie de Jangany, Chiara Papi, qui a su soutenir les contenus et les émotions de la rencontre, ainsi que grâce au professeur Damascene, qui cette fois n’a pas eu besoin de traduire du malgache au français, car les élèves parlaient déjà français, un français que l’on pourrait définir comme scolaire, de niveau B.